KOURGAN
Jugez ! Jugez ! criait le cavalier de tête aux deux
Fuyards qui roulaient à son côté, parmi les troupeaux.
Les fuseaux d'herbes de la steppe résonnaient des argots
Houleux, chantés par les garçons, poursuivis par des boeufs.
Le premier, court et clair comme un prophète de vieux soirs
Se savait cuirassé de mains et orné de gravures
Abstraites ; l'autre, Abkhaze aux joues droites, gardait les yeux ouverts
Les tempes hirsutes, écoutant sagement les pleurs de foire.
Vers les monts cuivrés de lions d'or et de cédrats, au midi
Bougeaient de grandes lignes accourues aux migrations
Que les foules d'oiseaux, enfarouchées par le bourdon
Des troupes, venaient couper au reflet rudoyant des piques.
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