VOSKHICHTCHENIE
Gardez vos moutons et gardez vos yeux pour ces plaines
Sans fleur sans coupole où l'on sonne
L'heure des jardins tranquilles, la neige
Qui sent, qui bruisse, qui charge, adoucit les épaules
Juste pour le bras de celle qui vient sans bruit
Par derrière l'église, pas de loup
Et les chemins vers la rivière
Sont sacrés couverts de prêtres
Mais les enfants insolents aux portes
Eclatent plus fort que la neige
Outrageant les bénédictions langage de neige langage de rivière
Chemins couverts de prêtres et croix qu'on érige
Comme des faisceaux aux portails des potagers
Ce n'est qu'appels, appels de cris, appels défaits, appels de fous
Loin du jardin doucereux
Au soleil sur les théières
Aux mains qui passent aux chaises aux marronniers
Et dans le ciel d'automne la rondeur des monastères
Me plie à la chaleur, se rapprocher, se rapprocher, pleurer...
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