jeudi 25 décembre 2008

Proust conservateur ?

Un homme parle ici de Proust. Et dans son discours - voilà comment la phénoménologie est conservatrice. Proust lui n'est pas conplètement conservateur.
Mais dans le commentaire de Proust par le mec, avec des outils d'analyse moderne, la science de l'homme, la phénoménologie, il montre qu'on ne peut jamais être content du monde, que la déception attend partout, et que face à cela seule l'imagination est absolue. Et donc l'art, ici la littérature. Qui permet d'échapper au temps, à l'espace - c'est vrai, mais il parle d'"ordinaire". C'est là que le chien est enterré. Qu'est-ce qui est ordinaire ? Il détache la vie avec les oeuvres (extraordinaire) de la vie hors des oeuvres (ordinaire). Dualisme. Oui, l'imagination est aussi la réalité. Mais elle n'est pas seule extraordinaire, et l'art et la vie (la politique, le social, l'acte, l'éthique) sont complètement liés, en conflit permanent, mais consubstantiels. C'est cette catégorie ordinaire-extraordinaire qui, en sous-entendant que la vie intérieure est moins ordinaire que l'autre, n'invite pas à agir dans l'autre, et fait oublier qu'agir en littérature, c'est agir dans le monde ; c'est, donc, cette catégorisation qui est du parti de l'ordre.

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